Chers amis,
Zoladex disparaît à la demande de ses parents, Astra et Zeneca, car à force de baisser le prix, le produit n’est plus rentable !
Il va donc être déremboursé en France à compter du 15 décembre 2026, essentiellement pour des raisons économiques, à la demande du laboratoire AstraZeneca lui-même.
Le laboratoire estime que le prix de remboursement français est devenu insuffisant pour assurer durablement la commercialisation du médicament dans les conditions actuelles.
Les prix remboursés sont actuellement :
- Zoladex 3,6 mg : 86,03 € par injection mensuelle.
- Zoladex 10,8 mg : 256,66 € par injection trimestrielle.
AstraZeneca considère que le marché français et ses contraintes tarifaires ne permettent plus une commercialisation suffisamment attractive.
Dans son avis du 4 février 2026, la Commission de la transparence de la HAS n’a pas remis en cause ses conclusions antérieures sur le service médical rendu du Zoladex.
Le déremboursement résulte donc d’une décision économique du laboratoire, acceptée par les pouvoirs publics, et non d’une dégradation de l’évaluation médicale.
À compter du 15 décembre 2026 :
Le Zoladex ne sera plus remboursé en pharmacie.
- Il perdra également son agrément aux collectivités hospitalières.
- Il restera commercialisé en ville, mais à la charge du patient.
- Les prescripteurs devront anticiper un éventuel relais thérapeutique.
Les alternatives comprennent notamment la triptoréline (Décapeptyl) et la leuproréline (Eligard, Enantone), en fonction des indications.
Cette situation montre qu’un laboratoire peut demander la radiation d’un médicament du remboursement alors même que son intérêt thérapeutique reste reconnu.
Une question parlementaire a d’ailleurs été déposée au Sénat le 15 octobre 2026 pour contester les conséquences de cette décision sur les patients atteints de cancer.
Bien amicalement,
Didier Legeais
Président du SNCUF
Les documents officiels
- Arrêté du 30 juin 2026 – Journal officiel
- Avis de la HAS du 4 février 2026
- Communication officielle de la DGS relayée par l’Ordre des pharmaciens
Il serait intéressant d’examiner également si cette décision constitue une stratégie commerciale d’AstraZeneca pour obtenir indirectement une revalorisation tarifaire, mais les éléments publics ne permettent pas d’affirmer cette intention.